Kamakura

Kamakura again: Kencho-ji

Un autre temple bouddhiste à Kamakura, et pas des moindres puisqu'il s'agit du pionnier en matière de zen au Japon: le Kencho-ji.

Kencho-ji

Il ne faut pas s'y tromper, malgré le grand nombre de temples à Kamakura (et partout dans le Japon d'ailleurs), chacun a son style propre. Au final, le principal point commun avec le Enkaku-ji est la présence d'une autre cloche classée monument national. Ce n'est pas vraiment le genre de détail qui retient mon attention ; ce qui m'a vraiment impressionné, ce sont ces arbres vieux de 700 ans qui se dressent avec majesté peu après la porte principale.

Kencho-ji

Pour le reste, c'est un très joli temple et on y trouve de belles choses, vieilles idoles bouddhistes, plafonds superbement dessinés, toits raffinés, etc.

Kencho-ji Kencho-ji
Kencho-ji Kencho-ji

Mais le clou, c'est ce jardin zen visible à l'arrière du bâtiment principal. Assis sur la petite terrasse en bois, profitant de l'ombre du bâtiment, l'on peut admirer ce qui reste à mon humble avis le plus beau jardin que l'on puisse voir à Kamakura, dans une ambiance rafraîchie et silencieuse qui appelle vraiment à la contemplation.

Kencho-ji
Kencho-ji

Impossible de capturer l'ambiance de ce lieu inspirant avec exactitude, mais voici malgré tout un petit panorama effectué avec les moyens du bord.

Lorsque, comme ce jour-là, les visiteurs sont peu nombreux, on se prend à rêver de pouvoir s'installer tranquillement dans le jardin pour y passer l'après-midi avec un bon bouquin...

C'est définitivement l'endroit que j'apprécie le plus à Kamakura. Tellement que, pour une fois, je vais m'abstenir de conclure l'article par une connerie. Ne vous inquiétez pas, je me rattraperai sur les suivants. Sticking out tongue

Kamakura again: Enkaku-ji

Caramba! Encore une semaine sans poster! Désolé, j'étais en fait occupé à faire mon touriste et à me réinstaller dans mon petit chez-moi qui n'a heureusement pas bougé depuis mon départ. J'en ai profité pour me rééquipper un peu afin de faire la cuisine plus souvent. Grande décision, finis les bentos du combini et les Yoshinoyas, maintenant la cuisine à la maison sera la règle et non plus l'exception. Du coup je me suis acheté un nouvel autocuiseur à riz pour remplacer celui que j'avais payé 1000Y chez un Chinois d'Akiba. Et oh surprise, contrairement à l'autre il prépare un riz parfaitement cuit, qui ne colle jamais au rebord et se programme pour me réveiller au doux parfum du koshihikari. Tout de suite, ça donne plus envie!

Depuis mon retour, j'ai donc fait le touriste. Je suis notamment retourné à Kamakura, et c'est là que la beauté du lieu m'a enfin sauté aux yeux, et ce pour une raison très simple: il n'y avait que très peu de touristes. Alors d'accord, c'est pas très malin de se plaindre des touristes quand on en est soi-même un, mais il n'en reste pas moins vrai qu'un temple, ça ne peut guère s'apprécier dans le bruit! Les belles structures en bois, l'intégration dans la nature, l'ambiance calme et relaxante, tout ce travail ne peut pas vraiment se remarquer quand on se trouve dans la foule. En dehors des quelques Japonais qui ne travaillaient pas ce jour-là, il y avait aussi des écoliers en field-trip qui venaient visiter leur patrimoine. Amusante expression de l'obsession nippone à savoir parler anglais, ils avaient également pour mission d'interviewer les étrangers présents avec quelques questions simples en anglais et de recueillir leur signature. Du coup j'ai signé quelques autographes. :D Frustrante réaction d'étonnement lorsque j'ai discuté un peu en japonais avec eux, il leur était inconcevable qu'un étranger parle japonais (déjà que j'étais pas américain, ça a fini de les scier ). Eh, amis Japonais! Faites plutôt sortir vos enfants de leur île si vous voulez qu'ils comprennent un peu le monde!

Enfin, passons plutôt aux temples proprement dits, à quelques uns seulement puisqu'il y en a bien plus que les trois que j'ai visités ce jour-là. L'entrée dans les temples bouddhistes est payante (évidemment Sticking out tongue) mais vaut franchement le coup. Le Enkaku-ji, le plus proche de la charmante petite gare de Kita-Kamakura, nous plonge déjà dans l'ambiance: dans un coin un peu reculé, des archers s'adonnent au Kyudo.

Enkaku-ji

La porte principale (Sanmon), reconstruite il y a 200 ans, en jette aussi particulièrement.

Enkaku-ji

Une fois ce monstre de bois passé, on profite de l'arrangement des lieux: c'est très beau et très calme. Étudié pour sembler naturel, mais extrêmement réfléchi. Les écoliers travaillent dur à leur chasse au Gaijin, rendue difficile par la faible affluence. Un petit jardin floral  qui ne paye pas de mine révèle un chemin menant vers une hauteur d'où une statue de Bouddha veille sur le cimetière où résident les moines décédés.

Enkaku-ji Enkaku-ji
Enkaku-ji Enkaku-ji
Enkaku-ji Enkaku-ji

Les vivants ne sont pas en reste puisque les demeures des moines, trahies par leurs boîtes aux lettres, ont l'air plutôt agréables à vivre. Je commence à comprendre la frustration qu'ont certains Japonais sur les très bonnes relations qu'entretiennent les moines bouddhistes avec l'argent. :D Il n'y a qu'à voir leur sens du business (boudhiness?) - autant que je me souvienne, je n'ai jamais payé pour entrer dans un temple Shinto.

Le Enkaku-ji est également connu pour héberger ce qui serait une des dents de Bouddha (vous savez, le sage qui avait demandé qu'on ne fasse pas le culte de sa personne après sa mort), ainsi qu'une cloche classée trésor national. Mais au final, c'est rien d'autre qu'une grosse cloche... Sticking out tongue

Kamakura

J'espère que vous profitez bien du premier mai, parce qu'ici c'est la Golden Week : une série de 4 jours fériés qui tombent tous la même semaine :

  • 29 avril : naissance de l'empereur Showa ;
  • 3 mai : jour de la constitution ;
  • 4 mai : jour de l'environnement ;
  • 5 mai : jour des enfants.

Le 29 avril tombait un dimanche, mais au Japon, quand un dimanche est férié, le lundi suivant est chômé. Du coup cette semaine je n'ai cours qu'aujourd'hui et demain. Et encore, je ne suis pas chanceux : beaucoup de grandes entreprises offrent carrément la semaine à leurs salariés. Effet de bord appréciable : on peut survivre dans le train du matin.

La Golden Week est l'occasion pour beaucoup de japonais de bouger un peu et de découvrir la richesse culturelle de leur pays. Pour sa part, le labo a proposé à tout le monde une petite virée à Kamakura.

Kamakura est une petite ville du littoral à environ une heure de Tokyo en train, qui regorge de nature et de temples boudhistes et shinto.

Kamakura

La journée était très ensoleillée, trop pour mon appareil photo qui m'a encore foiré mes prises en en surexposant la moitié. Je sais quoi acheter la prochaine fois que je vais à Akiba.

Beaucoup de belles choses à voir, mais malheureusement je manque de la culture nécessaire pour bien les comprendre et les expliquer. Heureusement j'ai pu avoir quelques explications de la part de mes amis japonais. Ce qui frappe en premier, c'est l'âge de certaines structures entièrement en bois,  le raffinement des jardins, le calme qui règne. Ambiance.

Kamakura Kamakura
Kamakura Kamakura
Kamakura Kamakura
Kamakura Kamakura

On trouve également de la belle nature, comme ce parc botanique, ces carpes Koï et cette bête étrange qui ressemble à un lézard.

Kamakura Kamakura
Kamakura Kamakura
Kamakura Kamakura

De charmantes histoires enfin, comme celle de cet arbre : il est devenu célèbre et préservé après que le neveu du Daimyo l'ait utilisé pour se cacher afin de mieux assassiner son oncle.

Kamakura

Également intéressant et folklorique, les chiens/lions gardiens qui sont omniprésents. Un mâle et une femelle qui se font face et protègent le lieu.

Kamakura

Un article sur le web les décrit comme étant « joueurs mais tenaces dans la défense du lieu ». En effet, on retrouve souvent le mâle représenté avec un globe sous la patte, mais ça ressemble plutôt à un genre de ballon de foot :

Kamakura

Je trouve ces déclinaisons plutôt sympa, on devrait faire de même en Europe et avoir des Jésus footballeurs dans les églises. Sauf que le pauvre aurait le plus grand mal pour se déplacer, et ne pourrait jouer qu'en faisant des têtes. Et encore, il crèverait le ballon à chaque fois.

Syndiquer le contenu